Mater au cours des années, avec Pauline Perdrau

  • Pauline Perdrau rscj (1896)
 
Dans la Société, le 20 octobre est traditionnellement la fête de Mater Admirabilis. Nous connaissons toutes très bien la fresque peinte par Pauline Perdrau en 1844. Elle se trouve à Rome, sur un mur du premier étage au-dessus du cloître de la Trinité des Monts. Dans toutes les écoles et les communautés du Sacré-Cœur, partout dans le monde, vous pouvez trouver des copies de cette image. Certaines sont des peintures, d’autres sont des statues et toutes essayent d'être des copies fidèles de l'original.

Ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que Pauline Perdrau elle-même a continué à peindre des copies de l'original tout au long de sa vie, bien qu'elle ait été la première à reconnaître qu’elle n'a jamais été capable de reproduire le visage original. Pauline a également apporté des modifications dans certains détails de la peinture: l’ouvrage sur le panier "toujours en croissance" au fil des ans, la bordure du vêtement qui change de motifs et de couleurs, et de même pour le marchepied. La couleur du fil qu’elle est en trains de tisser est parfois noir, le vase de fleurs de lys est parfois clair, parfois bleu. Le paysage de fond reflète parfois ce qu'elle voit par la fenêtre au moment où elle peint :  dans un tableau il ya cinq oiseaux qui "jouent" autour de l'image de Marie.

Au cours de ces dix dernières années, j'ai été à la recherche des originaux de Mater peints par Pauline et en une semaine, à la fin de mai, j’ai trouvé deux nouveaux originaux. Cette année, pour sa fête, j’ai voulu partager avec vous ces peintures sur notre site. Nous indiquons pour chaque tableau la date, l’emplacement actuel et les précédents et, le nom si nous le connaissons. Vous pouvez prendre le temps, sur chaque tableau, d’étudier les différences et de noter tous les changements dans l'image de Marie. Ils ne sont pas toujours évidents, mais quand vous arriverez à la dernière image, "Mater chez Saint Jean" je pense que Marie, qui était adolescente en 1844, est devenue une mère veuve qui a perdu son unique enfant.

 

 
1.  Trinità dei Monti 1844

 

2.  Ecole de Sacre Cœur, Granada (Bourges), 1860

 

3.  St. Charles, MO (St. Michel, LA; Cincinnati, OH) 1865

 

4.  Ecole de St. Julian, Malte
(Avignon, France) 1865
 

 

5.  Grand Coteau 1866

 

6.  Padoue, IT

 

7.  “Mater aux Oiseaux” Godella, Espagne​ 1883

 

8.  Archives générales, Rome (Turin, IT) 1883

 

9.  Mater chez saint Jean," 1883  (original perdue)
 
 
Margaret Phelan rscj
Directrice, Archives générales