Mise à jour Covid-19 : Mexique

Au 31 mars 2020

En réponse au message que vous nous avez envoyé, je voudrais partager avec vous la situation de la province du Mexique face à la pandémie mondiale causée par le coronavirus.

Le 24 mars, les autorités sanitaires du pays ont déclaré que nous étions passés à la « phase 2 » de la contagion. Deux semaines plus tôt, des stratégies visant à atténuer la propagation du virus ont commencé à être mises en œuvre. Parmi les mesures prises, on peut citer la suspension des cours dans les établissements scolaires. Progressivement, d’autres activités ont été suspendues et il ne reste que l’essentiel des services et des infrastructures de base.

Les trois principaux foyers sont Mexico (où le nombre de contagions est le plus élevé), Guadalajara et Monterrey, avec leurs zones urbaines respectives, en raison de la forte concentration d’habitants. Les Religieuses du Sacré-Cœur sont présentes dans ces trois villes.

Nos organisations et établissements scolaires ont suspendu leur travail. Dans les écoles, les projets d’éducation populaire et le bureau administratif, le télétravail a été établi pour réduire les risques, sans pour autant négliger leur fonctionnement. Des plans d’urgence ont également été mis en place dans chaque endroit et organisation.

C’est un moment historique qui éveille notre créativité et, avec le soutien des ressources technologiques dont nous disposons, nous pouvons voir très clairement le grand dynamisme qui s’est manifesté au sein de toutes nos équipes de travail. Il sera très intéressant de recueillir les expériences et les leçons tirées de cette période d’incertitude et de nouveauté, qui nous offre de nouvelles opportunités.

Grâce à Dieu, les sœurs de la Province vont bien ! Presque toutes sont dans leurs communautés respectives, à l’exception de certaines qui sont à la Maison des sœurs aînées pour diverses raisons, soit pour un rétablissement post- opératoire, soit parce qu’elles ne pouvaient plus retourner dans leur communauté en raison des restrictions sanitaires.

On peut percevoir en chacune de nous un engagement et un désir de prendre soin de soi-même et des autres, de trouver des moyens d’aider pendant cette période de confinement, comme la création d’activités communes, le renforcement de la prière, le partage des repas ensemble, le maintien d’une routine de travail et la mise à disposition de temps pour les soins personnels.

La communauté de la Casa Grande est très bien prise en charge, tous les protocoles sanitaires qui ont été établis pour les maisons de retraite et des personnes âgées ont été mis en œuvre. Jusqu’à présent nos collaboratrices continuent d’être régulièrement présentes.

Dans les régions éloignées des grandes villes, comme Ayutla, Guerrero, San Cristóbal et Chiapas (où vit Carlota Duarte), la sensibilisation à la situation est moindre, tout comme le nombre de cas de contagion.

Les jeunes qui sont dans la communauté du Noviciat interprovincial, Adba Musharrafie et Sandra Cayetano, vont bien. Je leur ai parlé au téléphone et elles sont aussi en confinement, comme le sont nos communautés au Mexique.

Pour le moment, aucune de nos collaboratrices n’a signalé de problèmes de santé dus à la pandémie. À notre connaissance, il y a une seule élève du Colegio de México qui a été testée positive au Covid-19. Elle a déjà surmonté la phase critique et est en voie de guérison. Dans toutes les écoles, seul le personnel de sécurité travaille.

Dans le cas de la Granja Hogar de Chihuahua, tous les enfants sont retournés auprès de leurs familles ou de leurs référents familiaux et resteront avec eux jusqu’à nouvel ordre. Le mercredi 18 mars, les volontaires étrangers ont été invités à faire de même.

En raison de leur âge, de leurs conditions de santé ou du fait qu’ils vivent dans des zones plus exposées à la contagion, nos membres du personnel laïc ont été priés de rester chez eux et continueront de percevoir leur salaire.

À notre connaissance, la pandémie n’a touché aucune famille de rscj.

Nous constatons désormais les répercussions économiques de cette crise sanitaire, en particulier pour les personnes qui vivent au jour le jour sans avoir accès, pour la plupart, aux services de base.

Nous savons que nous avons de la chance, car nous ne manquons de rien. Nous sommes toutefois invitées à optimiser les ressources dont nous disposons.

Au milieu de tout cela, nous envisageons que notre chapitre provincial ait lieu à un autre moment ou, du moins, différemment que nous l’avions initialement prévu (chapitre ouvert). Nous souhaitons attendre un peu pour vous faire une proposition sur ce point. Dans ce sens, nous acceptons toute suggestion que vous pourriez nous faire à ce sujet.

Nous vivons une période où nos pays exigent des réponses créatives pour vivre notre esprit et notre sens de l’éducation avec plus de profondeur, de cohérence et d’espérance. Ce moment historique est une occasion de revenir à l’essentiel de notre vie.

Lourdes Velázquez, au nom des sœurs du Mexique
 
 

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